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27 janvier 2013, 21h30 environ.

Cela commença par une violente déflagration. Nous l’entendîmes nettement malgré les volets clos et l’épaisseur du vitrage des fenêtres.

« Ça, c’est une voiture qui brûle.
— Tu es sûr ? »

  Au balcon nord, rien d’anormal : la rue déserte d’un dimanche soir habituel. Côté sud en revanche, où nous nous précipitâmes, des flammes hautes de trois mètres léchaient déjà la façade de l’immeuble. De la petite allée que nous empruntons tous les matins s’élevait un épais panache de fumée noire. Il y eut une nouvelle explosion et le feu redoubla d’intensité. Le 18 ne répondait pas, sans doute saturé par les appels du voisinage. Des cris montaient des immeubles les plus proches. Dans la rue, des bruits de klaxon et des éclats de voix.

Voiture en feu allée des Sables

Voiture en feu allée des Sables

  Les pompiers intervinrent rapidement, et l’incendie fut prestement éteint.
Ce matin, à peine restait-il une trace grise sur la façade de l’immeuble, au coin de l’allée des Sables, mais ce spectacle devient tristement habituel. C’était le second incendie en deux mois.

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