Mots-clefs

, , , , ,

Du temps de mes études, je me rendais parfois à un vernissage. J’appréciais alors les buffets gratuits, en général goûteux, qui me changeaient assez d’un ordinaire bien trop chargé en féculents. Ainsi, avec quelques amis, nous faisions par politesse un tour de salle en commentant des œuvres que nous n’aurions pu acquérir qu’en vidant intégralement nos livrets d’épargne – préalablement remplis par nos parents respectifs afin de nous protéger des coups durs – puis nous passions le reste de la soirée à imbiber de coupes de mousseux les petits fours ingurgités par poignées.

 Ne me jugez pas, je suis certain que vous faisiez de même.

Mais ce temps est révolu, et ce fut en jeune homme sympathique, dynamique et responsable que je suis allé m’incruster au vernissage de l’exposition du Bureau 21 (une galerie tourangelle) au Carroi des Arts. La salle, située à Montlouis-sur-Loire, était presque vide à mon arrivée, et j’ai donc pu faire le tour des œuvres tranquillement. Je l’ignorais encore, mais je devais m’en mordre les doigts un peu plus tard quand, esseulé au milieu d’une cinquantaine d’inconnus, je dus faire mine de m’intéresser à des tableaux que j’avais déjà inspectés en détail.

Donnée dans le cadre du festival Manga-sur-Loire, l’expo présente diverses réalisations ayant en commun l’aspect japonisant. On y trouve — en vrac et de manière peu exhaustive :

  • une débauche de virtuosité technique par YOz, un artiste connu pour ses illustrations de cartes Magic : The Gathering ;

IMG_0243

  • des tableaux abstraits par Cha Sun (et pourtant, j’y vois un glacier) ;

IMG_0244

IMG_0241

IMG_0242

et je cesserai là, car la résolution de mon téléphone ne leur fait pas honneur.

Il y avait aussi un TR-TT (vous savez, les robots à deux pattes de Star Wars) en mousse et un Luigi steampunk dont je vous laisse entrevoir la (grande) main.

Une bien belle main artificielle

Une bien belle main artificielle

 Si vous venez samedi 16 à Montlouis, vous les croiserez sûrement lors du festival.

Je pourrais terminer là en vous exhortant simplement à visiter l’exposition et ne pas parler du buffet – après tout, je me veux distingué –, mais l’ayant pratiqué longuement, il me faut le mentionner, de même que les bouteilles du vin blanc pétillant local auquel je me dois de rendre hommage : en vérité je vous le dis, il était bon.

buffet-001

Publicités